Prêt, pas prêt: on tourne!

Aller à la chasse, c’est complexe, au moins 100 fois plus que je ne l’aurais imaginé. Des semaines et des semaines de préparatifs pour arriver au jour tant attendu.

L’an dernier, à pareille date, mon balcon tout entier était rempli des vêtements de chasse de l’équipe qui prenaient l’air. À la chasse, toutes les odeurs de la vie courante sont nos ennemis. Les bruits aussi. Comme Mégan me l’avait bien dit, il faut surtout éviter les bruits de métal puisque les animaux n’y sont tellement pas habitués que ça les fait fuir à tout coup. Compliqué, vous pensez? Attendez.

Je savais de prime abord qu’un projet de tournage en contexte de chasse apporterait son lot de défis. Déjà quand on est seul dans sa cache, il faut user de beaucoup d’astuces pour se fondre dans le décor. Imaginez alors quand on rajoute une équipe de trois néophytes qui trimballent plein de matériel de tournage en métal, le défi devient encore plus grand. Et si on rajoute en plus le fait que la réalisatrice (lire moi-même) est reconnue internationalement pour ses grandes capacités à faire des gaffes, on peut parler ici d’exploit.

Alors voilà la petite anecdote. Au premier matin de la chasse avec Mégan au fin fond de la forêt abitibienne, nous sommes à nous installer dans la cache juchée à 15 pieds dans les airs. Le plan de match est impeccable, tout a été bien pensé et préparé, et nous réussissons avec brio à ne pas faire de bruit. Tout le monde est en place. Le silence est total. On est fébrile. On est prêt à tout.

Quelques minutes passent, je me retourne doucement dans la cache pour me mettre à mon aise et mon manteau s’accroche dans le trépied de ma caméra qui lui tombe en plein sur une chaise en métal. Bing badang boum! Je vois Mégan qui me regarde avec de grands yeux ahuris. Et là, me prenant la tête entre les mains, je me dis « misère, j’ai tout gâché, notre chasse est finie ».

Mais heureusement, l’histoire a voulu se terminer autrement. Dix minutes plus tard, deux orignaux se pointaient le bout du nez, à quelques mètres de la cache. Je me demande encore si ce sont les bruits qui ont attisé leur curiosité ou si nous avons frappé les deux seuls orignaux sourds des environs. Mais cela dit, à ce moment-là, j’ai relevé ma tête et j’ai remercié le ciel.

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